05/02/2018

Appel à communications: Ontologie et éthique. Autour de Clément Rosset (Liège)

Appel à communications
Éthique et ontologie. Autour de Clément Rosset
Vendredi 27 avril 2018  (ULiège, Place du XX août)

Dans le cadre des travaux de l’Atelier de métaphysique, le département de philosophie de l’Université de Liège (ULiège) organise une journée d’études consacrée à l’œuvre de Clément Rosset. Conçu comme un laboratoire d’initiation à l’écriture de communications scientifiques à destination des étudiants de Master, l’Atelier de métaphysique est ouvert aux enseignants et chercheurs confirmés, doctorants ou docteurs, qui voudraient faire état de leurs recherches en cours en rapport avec le thème retenu (voir la présentation ci-dessous).
Les propositions de communication ne devront pas dépasser 500 mots et devront être adressées sous la forme d’un fichier pdf anonyme, au plus tard le 1er mars 2018 à l’adresse olivier.dubouclez@uliège.be Une réponse sera donnée avant le 15 mars 2018.
Il est à noter qu’aucune aide financière ne pourra être apportée pour les frais de voyage et d’hôtel des participants. 

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Présentation
Le réel est au centre de la philosophie de Clément Rosset. Centre énigmatique puisque le réel paraît se dérober constamment à une pensée qui, insiste le philosophe, ne l’appréhende qu’en le recouvrant de masques – de « doubles » – qu’elle tire de son propre fonds. Est-ce à dire que le réel est inaccessible ? Qu’il est comme une « chose en soi » inconnaissable, voire impensable ? Y a-t-il place ici pour une ontologie, ou bien l’être n’est-il que la plus illusoire des doublures ? Le présent atelier voudrait réfléchir sur le statut du réel dans la pensée de Clément Rosset et nuancer l’idée que le réel serait par définition manqué et la pensée condamnée à l’illusion.
En effet, loin d’être strictement invisible, le réel est aussi sous la plume de Clément Rosset ce que l’on ne perd jamais de vue. C’est même là tout le paradoxe : le réel est « vu sans être vu » ; il échappe dans sa perception même ; nous ne le manquons qu’en le saisissant. Quelque chose fait donc que nous ne pouvons le voir au moment où nous le voyons : le réel frappe et paralyse, nous ébranlant dans nos capacités de discernement et de reconnaissance. Il convient de s’interroger sur les raisons d’un tel « arrêt de perception », mais aussi sur la possibilité d’y remédier afin que notre regard ne fuie plus dans les arrière-mondes et accepte la simplicité du réel – sa cruauté, sa frappe. Car il arrive aussi chez Clément Rosset que la chose advienne, que le moi revienne, que se révèle enfin un pan de réalité, comme cela semble être le cas dans l’Atelier de Vermeer ou sous le regard embué du Consul de Malcolm Lowry.
L’hypothèse que nous voudrions soumettre à examen est que le réel n’est pas seulement un objet théorique chez Rosset, mais qu’il est aussi et indissolublement un objet éthique au sens où « ce qui se voit » est toujours lié à « ce qui se fait » – l’illusion étant précisément l’effet de leur disjonction. C’est ce qui explique que la pensée de Clément Rosset soit une pensée incarnée dans une myriade de personnages philosophiques qui portent, dans la scène qu’ils jouent devant nous, dans l’épisode qui se raconte avec eux, l’unité ou la dualité du faire et du voir. Le réel n’est pas d’abord l’objet une attitude spéculative : il est le réel de la vie, celui dont Rosset, avec le mordant du moraliste, nous rappelle qu’il a « toujours raison ».
Seront particulièrement appréciés les projets de communications qui, tout en discutant cette hypothèse de lecture, se proposeront de l’éclairer à partir de la relation entre littérature et philosophie ou de l’analyse des arts et des références artistiques (cinéma, peinture, photographie, etc.) dans la pensée de Clément Rosset.
Pour tout contact et renseignement : olivier.dubouclez@uliege.be

Responsable :

Olivier Dubouclez

url de référence

http://www.metheor.ulg.ac.be/

adresse

Université de Liège, Place du XX août

09/10/2015

Rafael del Hierro sur Clément Rosset


Rafael del Hierro me fait noter la parution de deux de ses ouvrages digitaux sur Rosset :

- Rosset y los filósofos. Estudios sobre Schopenhauer y Nietzsche

- La filosofía de Clément Rosset. Aprobación de lo real y crítica del doble

Rafael del Hierro est déjà l'auteur de deux monographies:

- El saber trágico. De Nietzsche a Rosset  et Rosset 

Vous trouverez sa bibliographie complète sur sa page Amazon et sur sa page personnelle.

03/02/2015

Two pieces on film: Hitchcock and Bresson

Selections from Propos sur le cinéma translated into English by Chris Milton on 3AM Magazine :

http://www.3ammagazine.com/3am/two-pieces-on-film-hitchcock-bresson/

06/11/2013

La Jota de Rosset

En janvier à la Cinémathèque française (Paris) :

De la musique ou la Jota de Rosset

Jean-Charles Fitoussi

Cycle JEAN-CHARLES FITOUSSI




France - 2013 - 90’
Avec Clément Rosset, David Brouzet, Santiago Espinosa.
Conversation à Majorque entre Clément Rosset et Santiago Espinosa, implantée dans le cerveau de David, Secrétaire de Stein. De la célèbre phrase de Stravinsky - "Je considère la musique par essence impuissante à exprimer quoi que ce soit" - au secret de la jota majorquine - "il n'y aura jamais rien de meilleur que la vie".
Dimanche 26 Janvier 2014 - 21h30

Vendredi 31 Janvier 2014 - 21h45

01/10/2013

[PARUTION] Faits divers


Santiago Espinosa et moi-même avons le plaisir de vous annoncer la parution prochaine d'un volume de mélanges de Clément Rosset, intitulé Faits divers, regroupés par nos soins : des textes perdus, oubliés, peu ou prou inédits pour la plupart des lecteurs (souvent pour nous-mêmes), ou tout simplement difficiles à trouver. La sélection n'a pas vocation à être exhaustive ; elle entend simplement mettre à disposition des lecteurs des pièces que nous avons jugées dignes de son attention, sans qu'elles soient toutefois propres à figurer dans tel ou tel ouvrage à part entière de l'auteur. Nous avons fait précéder la sélection d'une brève petite introduction, dont je dois préciser que, si elle fut écrite à quatre mains, doit son coeur et son corps principal à la plume de Santiago et sa tête et sa queue, plus courtes, à la mienne.

Le livre paraît dans la reprise de collection "Perspectives Critiques" par Laurent de Sutter, aux PUF.

Bonne lecture !


Table des matières

Introduction
1. Entretiens
Entretien avec S. Prat
Entretien avec M. Desbiolles
Entretien avec J.-L. Maunoury
Comment devient-on philosophe et comment le reste-t-on ?
2. Littérature, cinéma, musique
Beckett, l’emploi du temps
Roussel, une littérature pour rire
Réponse à la lettre de Lord Chandos (Hofmannsthal)
Godard, deux ou trois choses
Souvenirs de Daniel Charles
Astérix en Hispanie
Prendre son temps
3. Schopenhauer et Nietzsche
Introduction au Cas Wagner de Nietzsche
Nietzsche, l’infréquentable
Préface à l’édition Quadrige du Monde… de Schopenhauer
Actualité de Schopenhauer
Remarques sur l’esthétique de Schopenhauer
Les insultes de Schopenhauer
4. La morale et l’illusion
Démobiliser
D’un Sartre à l’autre
Question sur Sartre
La faute originaire
5. Cioran et Deleuze
Souvenirs sur Cioran
Correspondance Cioran-Rosset
Sécheresse de Deleuze
Présentation à neuf lettres de Deleuze
Neuf lettres de Deleuze à Rosset
6. Incroyables et merveilleuses
Du dandysme et des dandys
Casanova
Le baiser du vampire
La fin du monde


26/08/2013

Chronique de Récit d'un noyé par Stéphane Prat

Stéphane Prat a publié sur le site k-libre une brève et amusante recension du Récit d'un noyé (Minuit, 2012) de Clément Rosset.

Extrait:

L'art du récit, de Clément Rosset, fait le sel si singulier de ses essais philosophiques. Pour la première fois, sans doute, se passe-t-il aussi complètement de philosophie pour écrire ce qu'il y a de joyeux, d'irrationnel, dans la cruauté du réel 
À lire en urgence, sur une plage néo-mexicaine de préférence, avant de piquer une tête. Ne jamais cependant perdre de l'esprit que si nous avons toutes les raisons de nous reconnaître quelque parenté avec les formes primitives de vie dont la mer bruit encore, en silence, nous ne sommes dotés d'aucune branchie nous permettant de respirer l'eau sans la boire.


Lire la chronique en entier...